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Into the wild… Mongolia (Suite)

Posted by on 4 juin 2012

Jour 8- Les steppes mongoles

On prend notre petit déj dans la voiture pour se réchauffer et on décolle direction le nord vers le massif  montagneux du Khangai. On s’arrête déjeuner vers 13h et le paysage est superbe, des chevaux en liberté courent dans les immenses steppes bordées par des collines, plusieurs yourtes sont plantées au bord d’une rivière et on s’amuse à lancer du pain en l’air que des faucons rattrapent au vol  avec une précision et une agilité particulière, parfois piquant du nez (ou du bec) pour rattraper la chute du pain, si c’est pas de la communion avec la nature ça ! Il fait beau, chaud, les pâtes sont agrémentées de thon en plus de patate et de carotte (comme tous les jours), que demander de plus. On a encore 50 kilomètres avant d’arriver dans notre famille mongole. Invitation au traditionnel thé au lait de yak puis installation dans notre yourte. La famille nous démarre un feu et nous fait chauffer de l’eau sur le poêle pour que nous puissions nous laver, un bac en plastique sous les pieds, un verre pour verser l’eau dessus et c’est parti pour une douche tout nu dans une yourte ! On s’en rappellera ! Elle vient s’additionner à notre tableau de chasse des douches les plus insolites. Puis c’est la session coiffeur pour Laurent sous la menace des ciseaux de Blanche (je perds mon pelage d’hiver). Une journée parfaite, suivie par des nouilles au yak et une soirée à la vodka que nous avions achetée la veille dans un village.

Jour 9- Au galop, c’est encore mieux

Après le petit déj, on assiste à une séance de traite de yak par la maitresse de maison en habits traditionnels. Certains dont Blanche s’y essayent avec plus ou moins de succès. Puis c’est le moment tant attendu de la randonnée à cheval. A 10h, un fermier nous attribue notre cheval et nous aide à monter en selle. Contrairement à l’Europe, on tient la corde à une main et on doit émettre le son « Tchuu » pour faire avancer le cheval plus vite. Nous espérons tous avoir tiré le bon numéro. Le cheval de Blanche est calme et obéissant mais le mien est une faignasse car il se contente de suivre les autres le plus lentement possible. J’ai beau lui hurler constamment à l’oreille des « Tchuu », il ne veut rien savoir et je finis par me fatiguer tout seul ce qui fait bien marrer Blanche. Après 1h, nous arrivons à la plus grande cascade de Mongolie (10m), nous en profitons pour faire une pause avant de rentrer au camp pour le déjeuner.

Le groupe de la yourte d’à coté nous propose d’acheter ensemble une chèvre afin de manger de la viande fraîche le soir mais aussi d’assister à la « préparation ». Nous refusons la proposition mais nous assistons à tout.  La pauvre bête est d’abord assommée avec un marteau avant qu’on ne lui coupe l’artère principale près du coeur, c’est rapide et efficace. Puis, on lui enlève la peau pour récupérer la fourrure. Les tripes et le sang sont récupérés pour faire des saucisses. Le peu d’organes restant est donné aux chiens. Il ne reste plus que la viande à retirer, une dizaine de kilos qui se trouvent dans le dos et les pattes. En moins de 20 minutes, la chèvre est en pièces détachées et l’autopsie nous a révélé que la pauvre bête était morte …de peur.

Nous devons repartir cet après midi pour une nouvelle excursion à cheval à travers les steppes mais la moitié du groupe abandonne et nous nous retrouvons en petit groupe. Nous assistons à plusieurs scènes assez incroyables, un cheval s’est échappé et un cowboy mongol est à la manœuvre pour le coincer. Le fuyard est rusé, accélère puis s’arrête net, fait demi-tour brutalement pour semer le cowboy qui fait preuve d’encore plus d’agilité pour diriger son cheval et finit par le coincer contre des rochers. La deuxième scène est encore plus impressionnante, le cheval d’un des fermiers mongols est très agité, il part au galop avec un mongol sur lui, baisse la tète et balance ses pattes arrières dans le vide, on assiste à un véritable rodéo ! Le cavalier tient tant qu’il peut mais la dernière charge l’éjectera, lui et la selle, à plusieurs mètres. Plus de peur que de mal pour le téméraire. Les chevaux mongols sont assez sauvages et on le constate par nous même ce qui ne nous rassure qu’a moitié.  Pour cet après midi, je vais demander à avoir un cheval un peu plus fougueux que celui de ce matin. Blanche trotte tranquillement pendant que je réussi enfin à faire partir mon cheval au galop ! Superbe sensation, nous sommes lancés à pleine vitesse à travers les steppes sauvages et immenses qui font tout le mythe de la Mongolie. Pendant une heure, je me fais plaisir mais qu’est ce que c’est physique ! C’est l’heure de rentrer, le guide prend la tête de la horde et ça part au galop. Nous sommes 4 chevaux côte à côte, le vent qui vous fouette le visage, le bruit des sabots qui heurtent le sol, les cris des mongols pour maintenir la cadence… pendant un instant, j’imagine qu’on va attaquer un train à vapeur ou qu’on vient de braquer un banque. On se prend à croire qu’on a fait ça toute notre vie. L’euphorie va durer 3 minutes jusqu’à l’arrivée au camp.  Quand Blanche arrive au camp, nous avons le sourire jusqu’aux oreilles malgré le mal de fesses et les crampes. Petite bouteille de vodka pour fêter ça le soir même.

Jour 10- Thé et pâte au yak

Nous sommes réveillés à 6h par la maîtresse de maison qui vient préparer en douce, un feu de bois pour qu’on puisse finir la nuit au chaud, en moins de 2 minutes, c’est très agréable et on se rendort. On prendra la route vers 9h pour une longue journée. Il y a 350 km à parcourir sur des chemins défoncés. Après 8 heures de trajet, et un peu de craquage, on arrive enfin à notre yourte qui se trouve près d’un lac encore gelé par endroit. On est accueilli par la famille avec une galette au sucre faite maison, du beurre crémeux et un thé au yak salé, délicieux. On enchaine directement avec des pâtes au yak puisqu’il est déjà 20h. Nous filons ensuite dans notre yourte chauffée au feu de bois, j’écris le résumé de la journée sur du papier (mon blog papier!) éclairé par une bougie, pendant que les autres se détendent sur leur lit (lecture, musique, ipad…).

Jour 11- Volcan, lac gelé et vodka

Après une bonne nuit, on se réveille sous une couche de neige, le temps peut changer très rapidement et les températures aussi. Ce matin, nous partons à l’assaut d’un petit volcan dont la trainée de lave a été refroidie par le lac. Blanche reste lire dans la yourte. Nous escaladons le volcan puis tentons la descente dans le cratère qui sert de lieu de culte pour les paysans environnants. Au fond, des dizaines de « statues » sous la forme d’un amoncellement de pierres avec un ruban de couleur au sommet. Retour à la yourte pour un déjeuner au chaud.

L’après midi, nous partirons avec Blanche pour longer le lac gelé et prendre quelques photos de ce cadre magnifique et sauvage. Une petite tempête de neige nous presse à rentrer au camp. Soirée vodka+feu de bois (pour les hommes), après deux verres, j’ai tellement chaud que je sors dehors en caleçon par 0 degré, la vodka ça réchauffe, c’est clair ! Ce soir nous dormons dans la même yourte

Jour 12- on the road again

Uniquement de la route, 370 km sur de la route en tarmac, oufff ! Nous arrivons le soir dans l’ancienne capitale de l’empire Mongole « Karakorum ».

Jour 13- Temple et spiritualité

Ce matin, nous allons visiter le plus grand monastère de la Mongolie. L’extérieur nous rappelle l’architecture des temples chinois ; mais à l’intérieur, c’est tous les symboles du Bouddhisme qui prônent.

En fait, le bouddhisme a été importé en Mongolie par les tibétains lorsque ces deux royaumes étaient de grandes puissances dont les territoires se touchaient quasiment. Le 5eme Dalai-lama était d’ailleurs mongol. Le guide nous en explique un peu plus sur le fonctionnement du Bouddhisme mais on est très vite largué…

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On reprend la route pour aller dormir près d’une réserve naturelle ou vivent des chevaux sauvages, espèce endémique à la Mongolie. Nous sommes supposés dormir en tente mais il fait très froid et l’envie n’y est pas ! Notre guide va essayer de nous trouver une yourte pour notre dernière nuit. On trouve une dizaine de yourtes et notre guide parlemente avec une femme qui vit là avec sa fille. La famille nous propose sa yourte pour 6€ /pers et on accepte. La famille déménage pour aller dormir dans une autre yourte, nous venons donc d’exproprier une famille mongole pour cette nuit, je ne suis pas sûr que ça marcherait en France ! La yourte a l’électricité courante, TV, frigidaire, micro-onde…

On apprécie notre dernière nuit dans cette yourte, c’est si dépaysant.

Jour 14- Retour en milieu urbain

Après le petit déjeuner, on part dans le parc pour aller scruter cette race de cheval unique à la Mongolie, ça sera court pour ne pas les perturber. Ils sont en effet assez sauvages, impossible de les approcher à moins de 100m.

C’est la fin de l’aventure, nous prenons la route pour rentrer à Oulan-bator où les bouchons et la pollution nous attendent mais aussi UNE DOUCHE CHAUDE après 15 jours d’abstinence !!!! Pierre et Anne nous accueillent chez eux pour une dernière nuit car nous partons demain en train pour rejoindre la frontière avec la Chine. Merci encore pour leur hospitalité et leur gentillesse. Mais avant  il faut récupérer nos visas en espérant que c’est bon. Petit moment de stress avant d’arriver au guichet de l’ambassade mais soulagement, nous repartons avec nos sésames pour rentrer à Pékin.

Ce soir nous irons au restaurant avec Pierre, Anne et plusieurs de leurs amis français expatriés. Une d’entre eux, qui avait fait également une demande de visa chinois, nous dit que son ami chinois, qui lui avait fait la lettre d’invitation, avait été appelé par l’ambassade de Chine pour vérification. On est franchement stupéfait du niveau d’acharnement des chinois à compliquer les choses pour rien.

Le lendemain, nous quitterons Oulan-Bator et la Mongolie par le train couchette de 20h, jusqu’à la ville frontière de Erlian (16heures de trajet). Après avoir passé le poste frontière chinois, on enchaine avec un bus couchette (de 12 heures) pour finalement arriver à 3h30 du matin aux abords de Pékin. Puis taxi jusqu’à l’auberge ou nous devrons attendre jusqu’à 9h pour avoir notre chambre et une douche…C’était notre dernier trajet de ce tour du monde.

Nous avons 4 jours devant nous pour profiter de Pékin, nous reposer, mettre à jour le blog et réaliser que l’aventure se termine et que nous rentrons en France… dur dur.

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