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Into the wild… Mongolia

Posted by on 3 juin 2012

Le RDV est fixé le 17 mai à 7h à l’agence. Après notre dernière douche et un petit déjeuner, nous embarquons dans notre van russe et quittons Oulan-Bator. Très vite, nous laissons la capitale urbaine et ses 1,2 millions d’habitants pour des paysages plus tranquilles et naturels, des vastes plaines vertes avec quelques basses montagnes.

Nous quittons le tarmac pour tracer à travers les plaines, le chemin n’est visible que parce que l’herbe a été arrachée par le passage des pneus. Nous nous arrêtons près d’un étang pour la pause déjeuner. Le guide fera la cuisine pendant que nous nous baladons aux alentours. Nous croisons des chèvres, moutons, vaches, chevaux venus se désaltérer.  Tous ces animaux semblent en parfaite liberté puisqu’il n’y a pas l’ombre d’un éleveur à l’horizon. Tout semble très sauvage. Après un déjeuner, pâtes, patate, saucisse, nous reprenons la route et le paysage change pour devenir plus désertique, rocheux mais toujours plat, nous rentrons doucement dans le désert de Gobi. A 18h, alors qu’il ne semblait pas y avoir de vie sur des kilomètres, nous nous approchons de 2 yourtes car c’est là que nous dormirons ce soir. Nous sommes accueillis par des fermiers mongols qui vivent principalement des troupeaux et un peu du tourisme. Nous sommes invités dans leur yourte pour boire un thé au lait de yak salé avec des biscuits secs. Nous découvrons pour la première fois l’intérieur de ces habitations.

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On entre par une porte minuscule où il faut se plier pour ne pas se cogner (ce qui ne manquera pas d’arriver). La porte présente des motifs traditionnels en couleur. A l’intérieur, c’est une pièce unique, ronde, petite même s’ils peuvent y vivre à 5 voire plus. Au centre, il y a un poêle qui leur sert à cuisiner et à se chauffer. Le combustible change en fonction de  ce qu’offre la région, des crottes d’animaux pour le Gobi, du bois pour la région centrale). Ils se nourrissent principalement de ce qu’ils produisent : lait et viande. Une question nous brûle les lèvres ET L’EAU dans un désert… Le désert possède quelques nappes phréatiques, donc Ils partent en moto avec des bidons jusqu’au prochain puits.  Un panneau solaire alimente une télé, un téléphone portable et quelques lampes. Pour les toilettes, et bien c’est à vous de choisir votre cachette préférée.

Les fermiers nous préparent des pâtes au yak, première impression étrange mais ça passe. 20h, il est temps de rappeler le troupeau à la ferme. Nous nous installons dans l’autre yourte, des matelas posés au sol nous suffirons. Le fermier nous prépare un feu car les nuits sont fraiches et on s’endort par 30°c.

Jour 2 Le désert de Gobi

 Debout à 8h30 pour le petit déjeuner, on décolle 1 heure plus tard pour descendre toujours plus au sud. On croise des troupeaux mais aucune voiture ni yourte ni trace humaine sur des kilomètres. Le van roule à 50km/h sur un mélange de terre et de sable, ça remue et on fait quelques petits bonds. Pour la pause déjeuner, à cause du vent, le guide cuisinera dans le coffre et nous mangerons à l’intérieur du van. L’après midi, toujours sur la route à regarder les paysages désertiques, un peu lunaires, et puis nous croiserons nos premiers chameaux dont un avec un petit de 3 jours. Ils ont encore leur fourrure d’hiver ce qui leur donne beaucoup d’élégance. A 17 h, nous arrivons enfin à notre yourte pour déguster un thé mais au lait de chameau cette fois, on enchainera le soir avec des pâtes au…chameau bien sûr, déroutant ! Nous nous endormirons avec le chant des troupeaux de chameaux. Ce qu’on est bien dans le désert.

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Jour 3-De la glace dans le Gobi

La première chose qu’on voit en sortant de la yourte, c’est une dizaine de chameaux couchés en train de vous regarder, superbe ! On engloutit le petit dèj et on est de nouveau sur la route pour plusieurs heures avant d’arriver dans une petite ville afin de se recharger en eau et de déjeuner chez une famille mongole.  On ne comprend rien à ce qu’ils disent et inversement, on tente quelques mimes pour nous faire comprendre mais la meilleure façon d’échanger reste par l’intermédiaire de notre guide. L’après midi, nous nous rendrons dans une réserve surprenante puisqu’il s’agit d’une chaine de montagne en plein milieu du désert. En quelques minutes, nous sommes dans une vallée avec de l’herbe, des fleurs et une rivière qui n’a pas fini de dégeler. Nous marchons donc une vingtaine de minutes sur une couche épaisse de glace, la Savoie en plein Sahara !

Ce soir c’est notre première nuit en tente, au beau milieu de nulle-part. A 20h, le bol de soupe est terminé et il commence à faire froid donc tout le monde fonce dans les duvets et on tente de dormir à 20h30…

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Jour 4- Les dunes de sables

On suit le rituel habituel, petit déjeuner, route, pause photo…On commence à voir les premières dunes de sables. La pause déjeuner se fera à coté d’un ruisseau… mmm ça fait 4 jours qu’on ne s’est pas lavé et même si l’eau est froide on ne résiste plus. Et c’est parti pour une douche en plein air et totalement nudiste, un seau, du savon, du shampoing et on récupère un peu de fraîcheur  Laurent en profitera même pour faire de la lessive. Le soir nous dormirons dans une yourte tout près des dunes et des montagnes, un des plus beaux paysages du Gobi. Tout y est, les dunes, les chameaux, la yourte… et tout ça pour nous seuls car il n’y a personne, le bonheur.

Jour 5- Entre deux bosses

C’est le grand jour, celui de la randonnée en chameau. Après le petit dèj au chaud près du poêle alimenté par des crottes de chameau, nous enfourchons, surexcités, les bêtes. Nous sommes coincés entre les deux bosses, bien installés. Le fermier mongol lui ordonne de se lever et c’est dans une série de basculement d’avant en arrière que nous nous retrouvons perchés à 2 mètres du sol. On est lancés, les uns derrière les autres, direction les dunes de sables. Les chameaux sont lents mais le plaisir est ailleurs , on se prend pour des bédouins, des nomades à l’assaut des dunes. Arrivés à destination, on escalade les dunes à pieds et on prend quelques photos avant de rentrer au camp. Nouvelle excursion en chameau dans l’après midi. On a adoré l’expérience, on a eu l’impression de vivre un moment authentique, cette impression d’être seuls au monde, le désert pour nous seuls. Authentique également, le mal de fesses en rentrant ! Ce soir nous dormirons dans la même yourte à défaut de la tente car le vent est trop fort.

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Jour 6- On the road

Grosse journée en van, on a le temps de penser, d’écouter de la musique entre les pauses repas et essence. Nous arrivons dans l’après midi à notre yourte qui se trouve juste à côté des « Flaming cliffs », une sorte de montagne de sable rouge.

Jour 7- Adieu Gobi

Notre dernière journée dans le Gobi , nous avons beaucoup de route à faire, 300km que nous ferons en 8 heures. Le paysage change peu à peu pour devenir plus montagneux et vert. Plus on remonte au nord, et plus il fait froid. Ce soir nous dormons en tente et une fois le diner englouti au cul du van pour se protéger du vent, nous commençons à geler. Plus le temps de discuter avec notre groupe, nous filons nous réfugier dans nos duvets mais la nuit sera glaciale ce qui nous réveillera régulièrement. On se réveille à 6h, contents que la nuit soit terminée.

La suite de la Mongolie au prochain article.

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