The end

En se remémorant le matin du 21 août 2011, lorsque, à peine réveillés, nous embarquions pour le vol en direction de Bogota en Colombie, nous étions loin de penser devoir, un jour, écrire cet article. Nous avions oublié le temps et désormais les heures nous sont comptées car nous sommes à la veille du retour pour la France.

Quand on regarde en arrière, c’est l’avalanche de bons souvenirs, d’aventures, de découvertes, de rencontres, d’excitations, de surprises et d’heures passées dans les transports, des kilomètres engloutis de jour comme de nuit, avec par moments de la fatigue.

C’est un projet qui nous tenait à cœur et que nous sommes heureux d’avoir réalisé et vécu jusqu’au bout. Nous nous sentons si chanceux d’avoir pu vivre ces 10 mois sans interruption ni aucun problème et pourtant ils peuvent être nombreux : accident, problème de santé, perte de passeport, problèmes familiaux…

Notre sentiment sur le retour est assez mitigé, nous sommes bien sûr contents de retrouver nos familles et amis, heureux de songer à un bon steak saignant, un gratin de courgettes avec du bon pain beurré et un verre de vin rouge. Nous sentons aussi que la fatigue rend le voyage plus difficile, nous n’avons plus le même entrain qu’avant, la perspective d’être en perpétuel mouvement, organisation n’est plus possible.

ET EN MEME TEMPS, la nostalgie… nous sommes vraiment tristes de quitter tout cela, cette diversité, cette stimulation et découverte permanente, les rencontres…l’aventure. Il va falloir se réadapter à notre ancienne vie et construire le futur!

Voici quelques chiffres de notre Tour du monde :

7, le nombre d’amis croisés en chemin (Pauline, Martin, Ben et Caro, Christophe, Victoria et Renaud)

10, c’est le nombre de mois que nous avons passé à l’étranger

14, le nombre d’avions embarqués

16, c’est le nombre de pays visités

300, le nombre de pâtes aux patates et riz au poulet mangés

780, le nombre d’heure passées dans les bus-van-train (853 heures en comptant l’avion, soit 36 jours cumulés !)

14 100€, notre budget/personne (vie sur place, avion, assurance, banque, vaccin…)

51 600, le nombre de kilomètres parcourus (104 000 kilomètres en comptant l’avion)

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route :

trajet le plus long en avion 15 heures (BA à Sydney)

trajet le plus long en bus 33 heures (Puerto Montt à Punta Arena au Chili)

trajet le plus long en bateau 8 heures (Battangbang à Siem reap au Cambodge)

trajet le plus long en train 43 heures Lhassa – Pékin

trajet le plus long en tuk tuk 20 minutes New Delhi

trajet le plus long à dos d’éléphant 2h à Chitwan Népal

trajet le long à dos de chameau 2 heures  dans le désert de Gobi

trajet le plus long à cheval 2 heures dans les steppes Mongoles

Nous posterons probablement un article quelques jours après notre retour afin de vous dire comment nous nous réadaptons à la vie Française.

Merci à vous d’avoir suivi ce blog avec intérêt, nous en reparlerons avec grand plaisir autour d’un bon verre de vin.

 

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Notre classement en Asie

Pékin marque la fin de l’Asie mais aussi celle de ce tour du monde ! Nous repartons de la capitale chinoise le 6 juin 2012 pour la France.

L’Asie aura été source de  dépaysement, découvertes et aventures comme nous l’aimons.  A l’instar de l’Amérique du Sud, nous terminons par une grande capitale du continent où nous retrouvons pour quelques jours une vie à l’occidentale. Nous avons fait ci dessous  un petit bilan de notre voyage dans ce continent.

En quelques chiffres :

En 4 mois et demi, nous avons visité 8 pays : Vietnam, Cambodge, Laos, Thaïlande, Inde, Népal, Tibet-Chine, Mongolie. Nous avons parcouru 21 500 km et passés au total 302 heures en bus et 118 heures en train.

Verdict et Classement :

Népal

Le Népal arrive en haut de ce classement car il a su combler nos attentes. Du trek des Annapurna aux randonnées à dos d’éléphant dans la jungle tropicale en passant par la tranquillité et les monuments qu’offre Katmandou, nous n’avons pu qu’en profiter et à un budget ultra raisonnable. Le coup de cœur garanti !

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Mongolie

On voulait du dépaysement ! Entre paysages désertiques à perte de vue et vie de nomade, la Mongolie s’est révélée faite pour nous ! On est parti à l’assaut des dunes de sable du Gobi assis entre les deux bosses de notre chameau et on a galopé à travers ces steppes interminables. Pour ce qui est de l’hospitalité, les nomades nous ont invité à partager un thé au lait de chameau salé dans une yourte bien chauffée. La Mongolie ne ressemble à aucun autre pays.

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Laos

Initialement non prévu au programme, le Laos nous a séduit car le tourisme y est encore peu développé et assez nature. Venir s’y reposer dans un des bungalows qui longent le Mékong, un jus de mangue à la main, puis partir plusieurs jours en scooter pour explorer les paysages et la vie reculée des alentours de Takaek. Pour finir, on a apprécié l’ambiance spirituelle des temples de Luang Prabang. Le Laos est paisible, jolie et très abordable, un plaisir !

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Tibet

Une destination particulière et mythique, parfois inaccessible pour des raisons diplomatiques ou bien de glissement de terrain… Perché à 4500m, les plateaux tibétains offrent des paysages et un spectacle (marché, agriculture, vie locale) qui n‘ont pas bougé depuis bien longtemps. Un peu dommage que l’omniprésence chinoise restreigne vos libertés et celle de vos hôtes tibétains.

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Thailande

La Thaïlande fait partie de nos rares destinations plage et nous n’avons pas été déçus. S’isoler sur une ile pour profiter du sable blanc, eau turquoise, avec un jus de mangue et un poulet coco pour se récompenser de tous ces efforts. Plonger en bouteille dans une eau à 30°c pour explorer les coraux et peut être rencontrer une baleine ou une raie Manta géante. La douceur de vivre de ce pays est idyllique.

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Inde

Le Rajasthan nous a fasciné par ces forts, temples et Mausolées déraisonnables et sublimes, Bénarès est un arrêt incontournable pour en découvrir plus sur l’Hindouisme et assister à une crémation au bord du Gange. La cuisine indienne est excellente, variée et épicée… Pour entrevoir ce qu’est l’Inde on a commencé par se promener dans la rue, on a croisé des vaches, pas d’inquiétude, tout est normal. C’est sûr, on n’est pas revenu tout à fait pareil.

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Vietnam

Le Vietnam très agréable pour se détendre. Naviguer sur une vieille Jonque en bois entre les rochers de la baie d’Halong, visiter quelques temples et pagodes de l’ancienne capitale, se prélasser au bord de la mer et remonter le Mékong à la rencontre d’un énorme marché flottant… On a vraiment aimé l’ambiance détendue, les balades en scooter et l’excellente cuisine du Vietnam.

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Cambodge

Pauvre Cambodge qui finit en bas de ce classement, c’est vrai que la taille de ce pays restreint le nombre de chose à y faire mais notre escapade sur une toute petite ile de sable blanc, dans un bungalow de bois ainsi que notre lever de soleil en face du temple d’Angkor resteront des moments inoubliables.

 

 

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Arrêt sur images en Mongolie

La Mongolie est le pays le plus sauvage que nous ayons visité. Notre excursion nous aura fait découvrir l’immensité des paysages désertiques du Gobi et des steppes centrales; tout en partageant la vies des nomades: nuit dans les yourtes, thé au lait de yak ou chameau et cuisine traditionnelle, randonnée en chameau et cheval. 14 jours hors du temps (et des douches!) et hors des sentiers battus!

Notre aventure se termine par ce beau pays, un grande bouffée d’air pur et de dépaysement avant notre retour.

Pour voir les photos: cliquer ici Photo-Mongolie

Pour voir l’itinéraire: cliquer ici iti-Mongolie

 

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Into the wild… Mongolia (Suite)

Jour 8- Les steppes mongoles

On prend notre petit déj dans la voiture pour se réchauffer et on décolle direction le nord vers le massif  montagneux du Khangai. On s’arrête déjeuner vers 13h et le paysage est superbe, des chevaux en liberté courent dans les immenses steppes bordées par des collines, plusieurs yourtes sont plantées au bord d’une rivière et on s’amuse à lancer du pain en l’air que des faucons rattrapent au vol  avec une précision et une agilité particulière, parfois piquant du nez (ou du bec) pour rattraper la chute du pain, si c’est pas de la communion avec la nature ça ! Il fait beau, chaud, les pâtes sont agrémentées de thon en plus de patate et de carotte (comme tous les jours), que demander de plus. On a encore 50 kilomètres avant d’arriver dans notre famille mongole. Invitation au traditionnel thé au lait de yak puis installation dans notre yourte. La famille nous démarre un feu et nous fait chauffer de l’eau sur le poêle pour que nous puissions nous laver, un bac en plastique sous les pieds, un verre pour verser l’eau dessus et c’est parti pour une douche tout nu dans une yourte ! On s’en rappellera ! Elle vient s’additionner à notre tableau de chasse des douches les plus insolites. Puis c’est la session coiffeur pour Laurent sous la menace des ciseaux de Blanche (je perds mon pelage d’hiver). Une journée parfaite, suivie par des nouilles au yak et une soirée à la vodka que nous avions achetée la veille dans un village.

Jour 9- Au galop, c’est encore mieux

Après le petit déj, on assiste à une séance de traite de yak par la maitresse de maison en habits traditionnels. Certains dont Blanche s’y essayent avec plus ou moins de succès. Puis c’est le moment tant attendu de la randonnée à cheval. A 10h, un fermier nous attribue notre cheval et nous aide à monter en selle. Contrairement à l’Europe, on tient la corde à une main et on doit émettre le son « Tchuu » pour faire avancer le cheval plus vite. Nous espérons tous avoir tiré le bon numéro. Le cheval de Blanche est calme et obéissant mais le mien est une faignasse car il se contente de suivre les autres le plus lentement possible. J’ai beau lui hurler constamment à l’oreille des « Tchuu », il ne veut rien savoir et je finis par me fatiguer tout seul ce qui fait bien marrer Blanche. Après 1h, nous arrivons à la plus grande cascade de Mongolie (10m), nous en profitons pour faire une pause avant de rentrer au camp pour le déjeuner.

Le groupe de la yourte d’à coté nous propose d’acheter ensemble une chèvre afin de manger de la viande fraîche le soir mais aussi d’assister à la « préparation ». Nous refusons la proposition mais nous assistons à tout.  La pauvre bête est d’abord assommée avec un marteau avant qu’on ne lui coupe l’artère principale près du coeur, c’est rapide et efficace. Puis, on lui enlève la peau pour récupérer la fourrure. Les tripes et le sang sont récupérés pour faire des saucisses. Le peu d’organes restant est donné aux chiens. Il ne reste plus que la viande à retirer, une dizaine de kilos qui se trouvent dans le dos et les pattes. En moins de 20 minutes, la chèvre est en pièces détachées et l’autopsie nous a révélé que la pauvre bête était morte …de peur.

Nous devons repartir cet après midi pour une nouvelle excursion à cheval à travers les steppes mais la moitié du groupe abandonne et nous nous retrouvons en petit groupe. Nous assistons à plusieurs scènes assez incroyables, un cheval s’est échappé et un cowboy mongol est à la manœuvre pour le coincer. Le fuyard est rusé, accélère puis s’arrête net, fait demi-tour brutalement pour semer le cowboy qui fait preuve d’encore plus d’agilité pour diriger son cheval et finit par le coincer contre des rochers. La deuxième scène est encore plus impressionnante, le cheval d’un des fermiers mongols est très agité, il part au galop avec un mongol sur lui, baisse la tète et balance ses pattes arrières dans le vide, on assiste à un véritable rodéo ! Le cavalier tient tant qu’il peut mais la dernière charge l’éjectera, lui et la selle, à plusieurs mètres. Plus de peur que de mal pour le téméraire. Les chevaux mongols sont assez sauvages et on le constate par nous même ce qui ne nous rassure qu’a moitié.  Pour cet après midi, je vais demander à avoir un cheval un peu plus fougueux que celui de ce matin. Blanche trotte tranquillement pendant que je réussi enfin à faire partir mon cheval au galop ! Superbe sensation, nous sommes lancés à pleine vitesse à travers les steppes sauvages et immenses qui font tout le mythe de la Mongolie. Pendant une heure, je me fais plaisir mais qu’est ce que c’est physique ! C’est l’heure de rentrer, le guide prend la tête de la horde et ça part au galop. Nous sommes 4 chevaux côte à côte, le vent qui vous fouette le visage, le bruit des sabots qui heurtent le sol, les cris des mongols pour maintenir la cadence… pendant un instant, j’imagine qu’on va attaquer un train à vapeur ou qu’on vient de braquer un banque. On se prend à croire qu’on a fait ça toute notre vie. L’euphorie va durer 3 minutes jusqu’à l’arrivée au camp.  Quand Blanche arrive au camp, nous avons le sourire jusqu’aux oreilles malgré le mal de fesses et les crampes. Petite bouteille de vodka pour fêter ça le soir même.

Jour 10- Thé et pâte au yak

Nous sommes réveillés à 6h par la maîtresse de maison qui vient préparer en douce, un feu de bois pour qu’on puisse finir la nuit au chaud, en moins de 2 minutes, c’est très agréable et on se rendort. On prendra la route vers 9h pour une longue journée. Il y a 350 km à parcourir sur des chemins défoncés. Après 8 heures de trajet, et un peu de craquage, on arrive enfin à notre yourte qui se trouve près d’un lac encore gelé par endroit. On est accueilli par la famille avec une galette au sucre faite maison, du beurre crémeux et un thé au yak salé, délicieux. On enchaine directement avec des pâtes au yak puisqu’il est déjà 20h. Nous filons ensuite dans notre yourte chauffée au feu de bois, j’écris le résumé de la journée sur du papier (mon blog papier!) éclairé par une bougie, pendant que les autres se détendent sur leur lit (lecture, musique, ipad…).

Jour 11- Volcan, lac gelé et vodka

Après une bonne nuit, on se réveille sous une couche de neige, le temps peut changer très rapidement et les températures aussi. Ce matin, nous partons à l’assaut d’un petit volcan dont la trainée de lave a été refroidie par le lac. Blanche reste lire dans la yourte. Nous escaladons le volcan puis tentons la descente dans le cratère qui sert de lieu de culte pour les paysans environnants. Au fond, des dizaines de « statues » sous la forme d’un amoncellement de pierres avec un ruban de couleur au sommet. Retour à la yourte pour un déjeuner au chaud.

L’après midi, nous partirons avec Blanche pour longer le lac gelé et prendre quelques photos de ce cadre magnifique et sauvage. Une petite tempête de neige nous presse à rentrer au camp. Soirée vodka+feu de bois (pour les hommes), après deux verres, j’ai tellement chaud que je sors dehors en caleçon par 0 degré, la vodka ça réchauffe, c’est clair ! Ce soir nous dormons dans la même yourte

Jour 12- on the road again

Uniquement de la route, 370 km sur de la route en tarmac, oufff ! Nous arrivons le soir dans l’ancienne capitale de l’empire Mongole « Karakorum ».

Jour 13- Temple et spiritualité

Ce matin, nous allons visiter le plus grand monastère de la Mongolie. L’extérieur nous rappelle l’architecture des temples chinois ; mais à l’intérieur, c’est tous les symboles du Bouddhisme qui prônent.

En fait, le bouddhisme a été importé en Mongolie par les tibétains lorsque ces deux royaumes étaient de grandes puissances dont les territoires se touchaient quasiment. Le 5eme Dalai-lama était d’ailleurs mongol. Le guide nous en explique un peu plus sur le fonctionnement du Bouddhisme mais on est très vite largué…

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On reprend la route pour aller dormir près d’une réserve naturelle ou vivent des chevaux sauvages, espèce endémique à la Mongolie. Nous sommes supposés dormir en tente mais il fait très froid et l’envie n’y est pas ! Notre guide va essayer de nous trouver une yourte pour notre dernière nuit. On trouve une dizaine de yourtes et notre guide parlemente avec une femme qui vit là avec sa fille. La famille nous propose sa yourte pour 6€ /pers et on accepte. La famille déménage pour aller dormir dans une autre yourte, nous venons donc d’exproprier une famille mongole pour cette nuit, je ne suis pas sûr que ça marcherait en France ! La yourte a l’électricité courante, TV, frigidaire, micro-onde…

On apprécie notre dernière nuit dans cette yourte, c’est si dépaysant.

Jour 14- Retour en milieu urbain

Après le petit déjeuner, on part dans le parc pour aller scruter cette race de cheval unique à la Mongolie, ça sera court pour ne pas les perturber. Ils sont en effet assez sauvages, impossible de les approcher à moins de 100m.

C’est la fin de l’aventure, nous prenons la route pour rentrer à Oulan-bator où les bouchons et la pollution nous attendent mais aussi UNE DOUCHE CHAUDE après 15 jours d’abstinence !!!! Pierre et Anne nous accueillent chez eux pour une dernière nuit car nous partons demain en train pour rejoindre la frontière avec la Chine. Merci encore pour leur hospitalité et leur gentillesse. Mais avant  il faut récupérer nos visas en espérant que c’est bon. Petit moment de stress avant d’arriver au guichet de l’ambassade mais soulagement, nous repartons avec nos sésames pour rentrer à Pékin.

Ce soir nous irons au restaurant avec Pierre, Anne et plusieurs de leurs amis français expatriés. Une d’entre eux, qui avait fait également une demande de visa chinois, nous dit que son ami chinois, qui lui avait fait la lettre d’invitation, avait été appelé par l’ambassade de Chine pour vérification. On est franchement stupéfait du niveau d’acharnement des chinois à compliquer les choses pour rien.

Le lendemain, nous quitterons Oulan-Bator et la Mongolie par le train couchette de 20h, jusqu’à la ville frontière de Erlian (16heures de trajet). Après avoir passé le poste frontière chinois, on enchaine avec un bus couchette (de 12 heures) pour finalement arriver à 3h30 du matin aux abords de Pékin. Puis taxi jusqu’à l’auberge ou nous devrons attendre jusqu’à 9h pour avoir notre chambre et une douche…C’était notre dernier trajet de ce tour du monde.

Nous avons 4 jours devant nous pour profiter de Pékin, nous reposer, mettre à jour le blog et réaliser que l’aventure se termine et que nous rentrons en France… dur dur.

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Into the wild… Mongolia

Le RDV est fixé le 17 mai à 7h à l’agence. Après notre dernière douche et un petit déjeuner, nous embarquons dans notre van russe et quittons Oulan-Bator. Très vite, nous laissons la capitale urbaine et ses 1,2 millions d’habitants pour des paysages plus tranquilles et naturels, des vastes plaines vertes avec quelques basses montagnes.

Nous quittons le tarmac pour tracer à travers les plaines, le chemin n’est visible que parce que l’herbe a été arrachée par le passage des pneus. Nous nous arrêtons près d’un étang pour la pause déjeuner. Le guide fera la cuisine pendant que nous nous baladons aux alentours. Nous croisons des chèvres, moutons, vaches, chevaux venus se désaltérer.  Tous ces animaux semblent en parfaite liberté puisqu’il n’y a pas l’ombre d’un éleveur à l’horizon. Tout semble très sauvage. Après un déjeuner, pâtes, patate, saucisse, nous reprenons la route et le paysage change pour devenir plus désertique, rocheux mais toujours plat, nous rentrons doucement dans le désert de Gobi. A 18h, alors qu’il ne semblait pas y avoir de vie sur des kilomètres, nous nous approchons de 2 yourtes car c’est là que nous dormirons ce soir. Nous sommes accueillis par des fermiers mongols qui vivent principalement des troupeaux et un peu du tourisme. Nous sommes invités dans leur yourte pour boire un thé au lait de yak salé avec des biscuits secs. Nous découvrons pour la première fois l’intérieur de ces habitations.

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On entre par une porte minuscule où il faut se plier pour ne pas se cogner (ce qui ne manquera pas d’arriver). La porte présente des motifs traditionnels en couleur. A l’intérieur, c’est une pièce unique, ronde, petite même s’ils peuvent y vivre à 5 voire plus. Au centre, il y a un poêle qui leur sert à cuisiner et à se chauffer. Le combustible change en fonction de  ce qu’offre la région, des crottes d’animaux pour le Gobi, du bois pour la région centrale). Ils se nourrissent principalement de ce qu’ils produisent : lait et viande. Une question nous brûle les lèvres ET L’EAU dans un désert… Le désert possède quelques nappes phréatiques, donc Ils partent en moto avec des bidons jusqu’au prochain puits.  Un panneau solaire alimente une télé, un téléphone portable et quelques lampes. Pour les toilettes, et bien c’est à vous de choisir votre cachette préférée.

Les fermiers nous préparent des pâtes au yak, première impression étrange mais ça passe. 20h, il est temps de rappeler le troupeau à la ferme. Nous nous installons dans l’autre yourte, des matelas posés au sol nous suffirons. Le fermier nous prépare un feu car les nuits sont fraiches et on s’endort par 30°c.

Jour 2 Le désert de Gobi

 Debout à 8h30 pour le petit déjeuner, on décolle 1 heure plus tard pour descendre toujours plus au sud. On croise des troupeaux mais aucune voiture ni yourte ni trace humaine sur des kilomètres. Le van roule à 50km/h sur un mélange de terre et de sable, ça remue et on fait quelques petits bonds. Pour la pause déjeuner, à cause du vent, le guide cuisinera dans le coffre et nous mangerons à l’intérieur du van. L’après midi, toujours sur la route à regarder les paysages désertiques, un peu lunaires, et puis nous croiserons nos premiers chameaux dont un avec un petit de 3 jours. Ils ont encore leur fourrure d’hiver ce qui leur donne beaucoup d’élégance. A 17 h, nous arrivons enfin à notre yourte pour déguster un thé mais au lait de chameau cette fois, on enchainera le soir avec des pâtes au…chameau bien sûr, déroutant ! Nous nous endormirons avec le chant des troupeaux de chameaux. Ce qu’on est bien dans le désert.

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Jour 3-De la glace dans le Gobi

La première chose qu’on voit en sortant de la yourte, c’est une dizaine de chameaux couchés en train de vous regarder, superbe ! On engloutit le petit dèj et on est de nouveau sur la route pour plusieurs heures avant d’arriver dans une petite ville afin de se recharger en eau et de déjeuner chez une famille mongole.  On ne comprend rien à ce qu’ils disent et inversement, on tente quelques mimes pour nous faire comprendre mais la meilleure façon d’échanger reste par l’intermédiaire de notre guide. L’après midi, nous nous rendrons dans une réserve surprenante puisqu’il s’agit d’une chaine de montagne en plein milieu du désert. En quelques minutes, nous sommes dans une vallée avec de l’herbe, des fleurs et une rivière qui n’a pas fini de dégeler. Nous marchons donc une vingtaine de minutes sur une couche épaisse de glace, la Savoie en plein Sahara !

Ce soir c’est notre première nuit en tente, au beau milieu de nulle-part. A 20h, le bol de soupe est terminé et il commence à faire froid donc tout le monde fonce dans les duvets et on tente de dormir à 20h30…

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Jour 4- Les dunes de sables

On suit le rituel habituel, petit déjeuner, route, pause photo…On commence à voir les premières dunes de sables. La pause déjeuner se fera à coté d’un ruisseau… mmm ça fait 4 jours qu’on ne s’est pas lavé et même si l’eau est froide on ne résiste plus. Et c’est parti pour une douche en plein air et totalement nudiste, un seau, du savon, du shampoing et on récupère un peu de fraîcheur  Laurent en profitera même pour faire de la lessive. Le soir nous dormirons dans une yourte tout près des dunes et des montagnes, un des plus beaux paysages du Gobi. Tout y est, les dunes, les chameaux, la yourte… et tout ça pour nous seuls car il n’y a personne, le bonheur.

Jour 5- Entre deux bosses

C’est le grand jour, celui de la randonnée en chameau. Après le petit dèj au chaud près du poêle alimenté par des crottes de chameau, nous enfourchons, surexcités, les bêtes. Nous sommes coincés entre les deux bosses, bien installés. Le fermier mongol lui ordonne de se lever et c’est dans une série de basculement d’avant en arrière que nous nous retrouvons perchés à 2 mètres du sol. On est lancés, les uns derrière les autres, direction les dunes de sables. Les chameaux sont lents mais le plaisir est ailleurs , on se prend pour des bédouins, des nomades à l’assaut des dunes. Arrivés à destination, on escalade les dunes à pieds et on prend quelques photos avant de rentrer au camp. Nouvelle excursion en chameau dans l’après midi. On a adoré l’expérience, on a eu l’impression de vivre un moment authentique, cette impression d’être seuls au monde, le désert pour nous seuls. Authentique également, le mal de fesses en rentrant ! Ce soir nous dormirons dans la même yourte à défaut de la tente car le vent est trop fort.

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Jour 6- On the road

Grosse journée en van, on a le temps de penser, d’écouter de la musique entre les pauses repas et essence. Nous arrivons dans l’après midi à notre yourte qui se trouve juste à côté des « Flaming cliffs », une sorte de montagne de sable rouge.

Jour 7- Adieu Gobi

Notre dernière journée dans le Gobi , nous avons beaucoup de route à faire, 300km que nous ferons en 8 heures. Le paysage change peu à peu pour devenir plus montagneux et vert. Plus on remonte au nord, et plus il fait froid. Ce soir nous dormons en tente et une fois le diner englouti au cul du van pour se protéger du vent, nous commençons à geler. Plus le temps de discuter avec notre groupe, nous filons nous réfugier dans nos duvets mais la nuit sera glaciale ce qui nous réveillera régulièrement. On se réveille à 6h, contents que la nuit soit terminée.

La suite de la Mongolie au prochain article.

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